Galerie Objets 3D

Voici quatre objets ayant appartenus à
ma famille, il y a de cela plusieurs siècles. Clique sur l’un d’entre eux et tu pourras le contempler en 3 dimensions.fermer

 

Les quatre objets présentés ci-dessous font partie de la collection de l’Institut de Papyrologie et d’Égyptologie de Lille (IPEL) fondé en 1902 par Pierre Jouguet, helléniste spécialisé dans l’histoire de l’Égypte. Ces objets ont été découverts en Nubie, sur les sites de Mirgissa et d’Aksha, lors des fouilles archéologiques menées par Jean Vercoutter, nommé Professeur d’égyptologie à l’université Lille 3 en 1961. Ces témoignages archéologiques, d’une importance fondamentale pour la recherche, seront pour certains exposés avec de nombreux autres objets du 18 novembre au 18 décembre 2013 à l’université Lille 3, dans le cadre de la manifestation d’archéologie égyptienne intitulée « L’ égyptologie aux mille facettes ».
Statuette féminine Statuette féminine Mirgissa (nécropole) Deuxième Période Intermédiaire, XIIIe dynastie, vers 1786-1650 av. J.-C.

Pierre noire (gabbro) – H. 17,5 cm ; L. 4 cm ; prof. 6,9 cm.

Cette statuette, qui représente une femme debout sur un socle, appuyée sur un pilier dorsal, les bras collés au corps, a beaucoup des particularités de la statuaire féminine de la XIIIe dynastie : les traits du visage épais, les grandes oreilles, la lourde perruque bipartite retombant en boucles sur la poitrine, les bras, les mains et les pieds disproportionnés font partie des caractéristiques remarquables de la production de cette époque. Une inscription hiéroglyphique, écrite en colonne sur le pilier dorsal et passée à la peinture blanche, permet d’identifier cette dame. On y lit la formule d’offrande funéraire habituelle, inscrite en hiéroglyphes : « Offrande que fait le roi à Osiris pour le Ka de la maîtresse de maison Nebet-Ousekhet, née de Iamet ». Cette statuette était placée dans le cercueil, près du bassin du squelette de la défunte.

Collection IPEL, Université Lille 3, dépôt du Musée du Louvre – E 25618

puce Bibliographie

– Vercoutter (J.), « Anthropologie, archéologie et histoire », Mirgissa III (1976), p. 284, fig. 10,3.

– Vila (A.), « La nécropole du plateau occidental (MX) », dans Vercoutter (J.), Mirgissa II (1975), p. 194, fig.80Ae, et p. 198.

– Andreu (G.), Nubie, les cultures antiques du Soudan, catalogue de l’exposition, Marcq-en-Baroeul (1994), p. 141-142, n°193.

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Vase à fard Vase à fard Mirgissa (nécropole) Ancien Empire (?), vers 2700-2200 av. J.-C.

Calcite-albâtre – H. 6,2 cm ; diam. 3,5 cm.

Ce vase porte en hiéroglyphes le nom de trône d’un roi Neferkarê, qui pourrait être Pépi II, dont le règne clôt l’Ancien Empire, ou un souverain plus tardif : « Le roi de Haute et Basse Égypte, Nefer-ka-, puisse-t-il vivre éternellement ». Des traces de fard sont encore visibles à l’intérieur.

Collection IPEL, Université Lille 3, dépôt du Musée du Louvre – E 25620

puce Bibliographie

– Andreu (G.), Nubie, les cultures antiques du Soudan, catalogue d’exposition, Marcq-en-Baroeul (1994), p. 142, n°194.

– Vila (A.), « La nécropole du plateau occidental (MX) », dans Vercoutter (J.), Mirgissa II (1975), p. 196, n°1 et p. 98, fig. 31,8.

– Vandier d’Abbadie (J.), Les objets de toilette égyptiens au musée du Louvre (1972), p. 127, n°545.

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Bol Aksha Bol Aksha (nécropole) Époque Méroïtique, vers 270 av. J.-C.-350 ap. J.-C.

Terre cuite – H. 8,10 cm ; diam. 10,4 cm.

Ce bol circulaire à fond annulaire porte un décor floral peint en noir.

Collection IPEL, Université Lille 3 – L 245

puce Bibliographie

– Gratien (B.), La Nubie au temps des pharaons, catalogue d’exposition, Boulogne-sur-mer (1975), p. 27, n°287.

– Vila (A.), « Le cimetière méroïtique », dans Aksha II (1967), p. 154, fig. 130, pl. I, 2.

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Jarre Aksha Jarre Aksha (nécropole) Époque Méroïtique, vers 270 av. J.-C.-350 ap. J.-C.

Terre cuite – H. 23,7 cm ; diam.19 cm.

Cette jarre, à fond plat et col peu élevé, porte une couverte orangée. Sur la partie supérieure de la face externe se développe un décor peint noir et rouge qui s’inscrit dans deux bandes horizontales superposées. La bande supérieure est entièrement occupée par un motif noir représentant un rameau de vigne, thème emprunté à l’Égypte de la Période Hellénistique. La bande inférieure contient une frise de motifs en forme de gouttes reliés entre eux par deux traits horizontaux.

Collection IPEL, Université Lille 3 – L 0312

puce Bibliographie

– Geus (Fr.), Nubie, les cultures antiques du Soudan, catalogue d’exposition, Marcq-en-Baroeul (1994), p. 110, n°144.

– Vila (A.), « Le cimetière méroïtique », dans Aksha II (1967), p. 233, fig. 206 c et pl. VI, 4.

– Gratien (B.), La Nubie au temps des pharaons, catalogue d’exposition, Boulogne-sur-mer (1975), p.27, n°291.

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